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Ogy : nouveau mouroir pour équidés !
Depuis maintenant plusieurs semaines, la sonnette d’alarme a une nouvelle fois retenti dans le petit village d’Ogy, dans la région de Lessines. Les prairies déjà tristement célèbres de la Haute Rue d’Ogy sont cette fois encore le spectacle de maltraitance animale ! Une centaine de chevaux y mordent en effet la poussière tandis que d’autres ont déjà succombé au manque de nourriture.
LES FAITS Au début du mois d’avril, notre association a été contactée par une personne nous relatant les mauvais traitements infligés à un nombre impressionnant d’animaux à Ogy, près de Lessines. D’après les informations que nous recueillons, le propriétaire des animaux serait connu dans le village pour laisser agoniser chaque année des dizaines d’animaux sur ses prairies et dans ses installations. Interpellés par les informations qui nous parviennent, nous nous rendons rapidement sur les lieux. Sur place, nous retrouvons une délégation de l’association Animaux en Péril et ne pouvons que constater ensemble la gravité des faits et l’état accablant de certains des animaux: certains sont d’une maigreur alarmante, d’autres éprouvent les pires difficultés à se déplacer tant leur état de faiblesse est important et leurs pieds, dans un état de négligence extrême. Des prairies couleur terre, des fils barbelés à même le sol, des détritus en tout genre, une absence d’eau et d’abris sur les parcelles, des racines de chicons aux valeurs énergétiques bien limitées pour unique nourriture : le « spectacle » dépasse une nouvelle fois l’entendement !
DES ANNEES DE MALTRAITANCE Si les faits auxquels nous assistons apparaissent comme insoutenables, nous apprenons bien vite de par le voisinage et les autorités locales que le propriétaire de ces terres n’en est malheureusement pas à son coup d’essai. Janvier 1999, cette adresse fait déjà la une des journaux ! Des gendarmes de la brigade de Flobecq en patrouille constatent alors dans une pâture que des moutons se trouvent dans un piteux état. Des cadavres sont également découverts sur la propriété. A l’époque, le ministère de l’Agriculture de Mons est mandaté pour traiter cette affaire. Au vu du nombre d’animaux concernés, deux mesures sont prises : des soins et un suivi vétérinaire sont d’une part imposés au propriétaire par l'Inspection montoise. D'autre part, les 26 moutons les plus atteints sont saisis pour être relogés dans les infrastructures de la société protectrice des animaux Wildpeace, à l’époque installée à Braine-le-Comte.
UNE IMPUNITE INSOUTENABLE Au vu de ces exemples connus, 4 Balzanes s’interrogent profondément sur les incohérences et les zones d’ombres qui entourent cette affaire. Ce personnage, connu pour des faits de maltraitances animales importants, connu de la police, de la justice, des services du bien-être animal (SPF) et de l’AFSCA, ne semble pourtant pas être inquiété pour ses agissements. Depuis des années, des plaintes sont déposées contre cet individu ; rien ne semble pourtant venir perturber la petite vie « paisible » de ce dernier. Que devons nous dès lors penser ? Les règles élémentaires en matière de bien-être animal sont bafouées, les règles en matière de protection de la chaîne alimentaire sont ignorées par cet individu puisque ces animaux sont le plus souvent dépourvus d'identification lorsqu’ils sont achetés ; mais malgré toutes ces évidences, il semble que cette personne puisse continuer à exploiter la souffrance animale sans qu’aucune réglementation ne soit respectée. Ces disfonctionnements ne semblent en tout cas pas déranger les autorités responsables en la matière. Exceptés les trois chevaux saisis le mercredi 20 avril, « tout est en ordre » aux yeux du SPF Bien-être animal. Comment expliquer que cette personne puisse acheter depuis des années des animaux qui ne sont pas en ordre d’identifications et ce en toute impunité ? Puisque ce dernier est connu des services compétents, comment expliquer que ce marchand ne soit jamais inquiété ? Il s’agit pourtant bien d’un marché d’animaux, des animaux susceptibles d’entrer à tout moment dans notre chaîne alimentaire … Cela nous amène à nous poser encore bien d’autres questions : la perméabilité de la sécurité de notre chaîne alimentaire n’est-elle pas plus importante que ce qu’on veut bien nous faire croire ? Certaines personnes bénéficient-elles d’un traitement de faveur pour agir dans la plus grande malveillance sans craindre de devoir rendre des comptes ? Dans cette affaire, nous sommes obligés de constater de graves manquements en matière de bien-être animal et un certain mutisme des autorités compétentes sur le sujet, que ce soit de la part de l’AFSCA, du Bien-être animal ou de certaines autorités locales. Nous demandons à ces autorités de prendre leurs responsabilités et de punir les actes de maltraitance infligés à des centaines d’animaux par cet individu ! Il est aujourd’hui plus que jamais temps d’AGIR !
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