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Ogy : Peut-être la fin du calvaire ?
Ogy, petit village tranquille de l’entité de Lessines, défraie depuis plusieurs années déjà la chronique dans le milieu de la protection animale. Certaines prairies de cette paisible bourgade, et plus particulièrement celles appartenant à Pascal Delcourt, sont en effet depuis belle lurette le théâtre d’atroces souffrances infligées aux animaux qui les fréquentent, tout ceci sous le couvert d’une certaine autorité préférant détourner le regard vers d’autres pâturages moins problématiques ! Pour rappel, ce marchand connu pour laisser agoniser moutons, chevaux et autres animaux sur ces prairies ou dans son hangar à bestiaux avait déjà fait l’objet d’une multitude de plaintes qui n’avaient jusque-là réussi qu’à atteindre la sensibilité de l’opinion publique (et nullement les autorités compétentes). [voir archive] Preuve qu’à force de patience (et de coups de pouce du destin !) les choses finissent par avancer, nous prenions connaissance, il y quelques jours à peine, qu’un contrôle du Bien-être animal et de l’AFSCA venait d’avoir lieu au domicile du tristement célèbre marchand d’Ogy. S’en suivi la saisie de ce jeudi 22 octobre lors de laquelle 4 Balzanes était convié à se rendre sur place en compagnie d’Animaux en Péril et du refuge des amis des chevaux et bovins du marais pour récupérer 18 équidés dont le service du Bien-être animal avait ordonné la confiscation. Sur place : la misère !
Nous arrivons sur une des nombreuses prairies de Pascal Delcourt. Devant nous, un spectacle de désolation ! Alors que nous sommes invités à venir secourir quatre poneys au stade critique, nous sommes confrontés au cadavre d’un pauvre malheureux pour qui la souffrance aura duré une nuit de trop. Ce nouveau décès viendra ainsi alourdir la longue liste des animaux tombés sur ces tristes terres. Non loin de là, le macabre spectacle continue : un très jeune poulain de trait affamé, déshydraté et gisant sur le sol n’a visiblement plus assez de force pour se lever seul. Plus loin encore, un autre poney qui, faute d’avoir reçu les soins appropriés, devra être euthanasié à même la prairie pour le soulager enfin de ce calvaire !
Oui, nous sommes convaincus qu’il est nécessaire de dénoncer tout cela. Nécessaire aussi de condamner la nonchalance de ces deux inspecteurs de l’AFSCA qui ne trouvaient finalement le profil de certains jeunes poulains (dans un état lamentable, faut-il préciser ?) « pas si dramatique que cela » ! « Les pieds ne sont pas en si mauvais état » : De la bouche même de ces inspecteurs alors que les services du Bien-être animal courraient dans tous les sens pour attraper et vérifier les identifications des animaux que nous devions emmener. Nous vous laissons en tirer les conclusions qui s’imposent.
Une cohésion dans l’adversité A l’issue d’une journée éprouvante et plutôt sombre, il nous a néanmoins été agréable de constater que dans ce genre de situation difficile, même si tous les refuges qui accueillent des équidés sont plus que complets et débordent littéralement en cette fin de saison, une cohésion véritable existe au sein de la protection animale. Les 17 équidés saisis ont ainsi trouvé refuge chez Les amis des chevaux et bovins du marais, la SRPA de Charleroi, Animaux en Péril et 4 Balzanes.
Et maintenant, quel avenir pour les autres équidés ? Pascal Delcourt va maintenant être prochainement confronté à une Justice de laquelle nous espérons voir surgir un jugement proportionnel aux souffrances infligées à ces animaux. Pour nous, il est important que ce genre d’individu ne puisse plus pouvoir détenir ou s’occuper d’animaux, qu’il ne puisse bien entendu plus bénéficier d’autorisation d’abattages rituels comme c’est encore le cas aujourd’hui. L’opinion publique doit continuer à se mobiliser pour cette affaire. La pression doit être maintenue car même s’il s’agit d’une belle avancée, nous ne pouvons nous contenter d’avoir sauvés dix-sept de ces malheureux. Combien d’autres restés dans ces prairies devront encore succomber aux mains de ce bourreau pour que cette cruauté cesse. Les 17 équidés sauvés hier ne sont-ils pas déjà remplacés aujourd’hui ? Combien faudra-t-il encore compter de carcasses calcinées dans la ferme de Pascal Delcourt pour que ces agents fédéraux troquent une nouvelle fois leurs bureaux climatisés pour une balade au grand air des prairies d’Ogy ? L’avenir nous le dira !
Les trois rescapés ayant rejoint notre centre:
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