Nos rescapés

Nos rescapés viennent tous d’horizons différents. Certains directement des abattoirs, d’autres de marchands, certains encore viennent de saisies pour maltraitances et d’autres, enfin, ont tout simplement été abandonnés. Un seul point communs: tous ont été oubliés ou rejetés.   Un jour bien sur, ils ont fait la gloire de quelqu’un, ils ont été les plus beaux chevaux ou les plus gentils aux yeux de celle-ci. Mais aujourd’hui plus personne ne veut d’eux !  Pourquoi ? Parce qu’ils ont eu un bobo, parce qu’ils ne rapportent plus d’argent, parce qu’ils ont été mal compris, trop vieux, plus assez performant, trop petit, parce qu’ils ne sautent plus, parce qu’il y a toujours bien une « bonne » raison pour en changer !  Chez nous, ils retrouvent doucement goût à la vie et réapprennent à faire confiance. Cela prend du temps mais nous y arrivons, avec beaucoup d’amour et de patience. Certains gardent une certaine méfiance et un profond chagrin, mais nous nous attelons à leur démontrer que désormais, ils seront choyés et protégés.  Nous mettons chaque jour tout en œuvre pour aboutir au résultat que l’on connait aujourd’hui: des chevaux heureux d’être là et qui partagent quotidiennement ce bonheur à nos côtés.

Ivoor

IvoorIvoor est le premier rescapé de notre association. Il est arrivé au mois d'octobre 2006, bien avant la création officielle de 4 Balzanes.

Ivoor appartenait à un monsieur pour qui ne comptait que la rentabilité. Cheval de concours de haut niveau, il a été abandonné par son dernier propriétaire car il souffrait d'une boiterie qui l'empêchait de fournir de gros efforts et donc de gagner des grands-prix.

Ce cheval a été récupéré dans un état lamentable; ses pieds avaient été coupés beaucoup trop court. Il avait clairement manqué de soins et avait été sous-alimenté.

Lors de sa première semaine chez nous, il nous aura fallu 45 minutes pour traverser la cour intérieure des écuries et ainsi parcourir ... une trentaine de mètres ! Il souffrait d'une fourbure due aux nombreuses infiltrations de cortisone.

Nous avons du faire preuve de beaucoup de patience avec ce cheval qui avait perdu toute confiance en l'homme. Tantôt anxieux, stressé, impatient et même un peu agressif, ce n'est que petit à petit qu'Ivoor a pu retrouver ses marques à nos côtés. 

 

Aujourd'hui, il a beaucoup changé ! Après six mois de convalescence, il aura repris une centaine de kilos et retrouvé le goût de sa liberté.